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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 17:16

 

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La lutte des classes c’est, parait-il, de l’histoire ancienne.

Il existe pourtant bien  des différences dans les diverses strates de notre société.
Et le cloisonnement est bien réel entre les groupes très variés qui la composent : hauts, moyens et bas revenus (+ revenus inexistants). Cadres, ouvriers et employés, artistes, financiers, professions libérales et autres politiciens.


Car enfin, un grand patron n’a aucune idée de la manière de vivre de ses employés.
Dans l’ordre des choses d’un bon système capitaliste, il les paie le moins possible pour s’octroyer à lui-même un revenu maximum.
Comment peut-il avoir la moindre idée de la façon dont les salariés, surtout ceux de la base, peuvent vivre avec des rémunérations si éloignées de la sienne ?


Les artistes vivent plus ou moins bien (plus ou moins mal) de leur talent, mais la plupart n’ont aucune idée de ce que peut être le sort de quelqu’un qui passe sa vie au travail.
Non seulement ils n’envisagent pas de s’infliger une telle existence mais ils estiment qu’elle ne vaut vraiment pas la peine d’être vécue.


Les professionnels de la finance semblent être complétement étrangers à tout ce qui touche à l’humain.
Ils vivent dans les chiffres, ils ne s’intéressent qu’au profit, à la rentabilité, aux taux d’intérêt.
Ce que leurs calculs, leurs spéculations, leurs magouilles peuvent signifier de bon ou de mauvais pour le commun des mortels, ils ne s’en soucient nullement.


Quant aux hommes et aux femmes politiques, ils nous donnent vraiment l’impression de vivre dans un monde à part. A des années lumières des citoyens ordinaires.
Le pouvoir, la conquête du pouvoir (toujours plus), la recherche de popularité, même quand elle a quelque chose de forcé, tout cela les place sur un nuage où ils perdent complétement le contact avec la population.
Il faut voit Sarko serrer avec délectation les mains de ses admirateurs, lors de ses incessants déplacements (qui donc peut bien avoir envie de serrer la main à Sarko ?) alors qu’il ignore les problèmes quotidiens des gens sans importance.


Peut-être n’y a-t-il plus de lutte des classes (il n’y a plus de lutte pour rien) mais les classes existent bien, plus que jamais étrangères les unes aux autres.

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Published by lejeune
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